La World Travel Tourism Council a accordé à Maurice son accréditation pour avoir respecté les protocoles de sécurité sanitaire. Depuis le lancement la semaine dernière du brevet Safe Travels. l’Île Maurice, la Turquie, la Jamaïque, l’Ontario, le Portugal et les destinations mexicaines ont adopté les nouveaux protocoles du WTTC.

Ainsi donc, tout ce qui figure sous la MTPA, entre autres les opérateurs touristiques se voient gratifier ce sceau. Un responsable au niveau du ministère du Tourisme dit très bien accueillir cette nouvelle, « avec le Covid-19, Maurice reste une destination très prisée. Nous avons démontré notre engouement malgré que le secteur du tourisme connaît des moments difficiles. Nous avons su faire respecter les mesures barrières et aujourd’hui, la World Travel Tourism Council nous accorde son approbation. »

Il y a deux semaines, le WTTC a lancé la première d’une gamme de nouvelles mesures mondiales dans le cadre de ses protocoles Safe Travels, offrant cohérence et sécurité. Les protocoles ont été élaborés à la suite de l’expérience des membres du WTTC traitant du Covid-19 et sur la base des directives de l’OMS et le CDC.

Une destination finale pour effectuer sa retraite

Alors que la pandémie a mis à l’arrêt le tourisme, pilier de l’économie, le gouvernement de Maurice a annoncé le 13 mai 2020 qu’il n’y avait plus de cas actif de Covid-19 dans le pays.

Après des semaines d’angoisse, c’est le début du soulagement à Maurice. L’archipel de l’océan Indien ne compte plus aucun nouveau cas de Covid-19 depuis plus de trois semaines. Pour les autorités, il s’agit d’une première victoire contre le virus. Avec plus de 300 cas déclarés initialement, l’île Maurice avait été le pays le plus touché en Afrique de l’Est.

Nous avons gagné la bataille (…) mais nous n’avons pas encore gagné la guerre – Kailesh Jagutpal, ministre mauricien de la Santé

Des mesures très strictes

Dès le début de la pandémie, le gouvernement mauricien a pris des mesures extrêmes pour lutter contre la propagation du virus. Ecoles, banques, restaurants…Tout a fermé, y compris les supermarchés et les boulangeries qui ont, depuis, rouvert en respectant des consignes particulières.
Avant même le confinement total, les hôtels ont eux aussi très vite réagi pour sauver la saison. Début mars déjà, les employés de l’hôtel Lux le Morne n’hésitaient pas à arpenter les plages pour prendre la température des clients. Des chambres permettant l’isolement avaient été préparées pour les personnes risquant de présenter des symptômes de la maladie.
A Maurice, le tourisme fait travailler 130 000 personnes, soit près de 10% de la population. Alors quand l’île est désertée et les hôtels ferment, ça crée un choc.

Un nouveau protocole dans l’hôtellerie

Pour combler le vide après le départ des clients et rassurer le personnel au chômage technique, l’hôtel Lux le Morne a par exemple maintenu le lien avec les employés via des réunions en ligne et une cellule d’aide psychologique. Mais le plus important était de préparer le retour des touristes avec un nouveau protocole adapté à la crise sanitaire.

On veut atteindre le niveau d’hygiène d’un hôpital avec une désinfection des chambres et un nouveau système de fonctionnement sans contact – Jérémie de Fombelle, directeur général de l’hôtel “Lux le Morne”

Au programme notamment : des portes qui s’ouvrent via le téléphone portable et des menus sur QR code. De nombreuses autres mesures sont également en préparation. Les hôteliers misent sur une reprise par étapes. L’amélioration de la situation sanitaire est considérée comme “un label de confiance” pour les touristes qui hésiteraient entre plusieurs destinations. Avec ses paysages paradisiaques, l’île a réussi ces dernières années à s’imposer comme une valeur sûre et une destination haut de gamme. Si les clients semblent prêts à revenir, reste à savoir quand ils pourront le faire.



« ||

A Lire

Immobilier – Pourquoi investir à l’Île Maurice ?

L’île Maurice : retraite des seniors au paradis

La face cachée de l’île Maurice

L’île Maurice: stabilité politique et prospérité économique